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28 septembre 2005 3 28 /09 /septembre /2005 00:00

Relire les événements, les notres comme ceux du monde, est très humain. Ca aide beaucoup ! Comprendre une rupture, donner sens à un meurtre, justifier une guerre, cela n'est pas aisé (le concept "guerre" est obligatoirement accompagné d'autres concepts, très jolis aussi : les bons et les méchants, les cailloux et les frappes chirurgicales, les coupables, morts, et les innocents, morts aussi).

L'absence de sens est parfois d'une incroyable ténacité, et ce n'est pas 1 fois, mais tout le long de la vie que le cinéma intérieur tient séance.

Certaines réalités sont faciles à relire, et peu de séances sont nécessaires :

Vous avez abandonné votre chat en plein mois d'août ? Ce n'est pas bien, certes, mais il avait des puces, urinait n'importe où et coûtait un fric bête... Avec ces 3 prétextes et une dizaine de courts-métrages internes (tout seul à soi-même, ou en société, dans une conversation qui aborde vaguement un des 3 prétextes cités ci dessus), l'affaire est faite, et le minet oublié.

Vous avez dérobé un billet de 50 euros dans le portefeuille de votre maman ? Ce n'est pas bien non plus, mais...

Elle est avare et riche à millions ? La tache est aisée : elle l'a bien cherché !

Si par contre sa petite pension lui permet à peine de joindre le 1er au 20 du mois, vous êtes bien embêté, et à moins de n'avoir aucune conscience (ce qui dans ce cas constitue un net avantage), vous êtes dans l'obligation immédiate d'une exceptionnelle créativité ("j'en avais désespérément besoin", et tous les autres jolis concepts, seuls à même de confirmer l'étendue de votre malheur).

Plus rapide et moins créatif, rendre le billet ; la culpabilité s'est envolée, mais votre cata financière est re-là, et pour tout dire, c'est petit. 

 

 

Photo : équipe de la Société Protectrice des Animaux, août 1999, bord d'autoroute.

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27 septembre 2005 2 27 /09 /septembre /2005 00:00

 

"Nos efforts en Irak et plus largement au Moyen-Orient demanderont plus de temps, plus de sacrifices et une volonté permanente",a réitéré, samedi, M. Bush dans son adresse hebdomadaire à la radio.

 ...(silence oppressé)

 

 

Photo : le temps, le sacrifice et la volonté (allégorie)

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26 septembre 2005 1 26 /09 /septembre /2005 00:00

 

" Je ne fait l’amour que lors des soldes (c’est une saine occupation, très économique, qui détourne avec avantage la libido de ses penchants dépensiers…). Ensuite, j’exécute une danse assez compliquée, nu, les fesses peintes, l’une en rouge, l’autre en jaune, chantant à tue-tête « Ramona, perle des iles ». Si la fille ne s’est pas enfuie en hurlant des insanités ordurières et très grossières, je hurle « kawazaki » et je vais dans la salle de bain contempler mes fesses avant de prendre une bonne douche." 

together2light.jpg

Photo : "Liégeois aux soldes" (1999)

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26 septembre 2005 1 26 /09 /septembre /2005 00:00

 

 

Un chien dérobe un tableau – Stupéfaction dans le quartier – Une galeriste témoigne

De notre envoyé spécial

 

« Je sortais de chez ma sœur… »

 

C’est l’horreur qui se peignait sur tous les visages des passants de la rue Macheroule, ce lundi matin ; une scène stupéfiante s’était en effet jouée quelques instants auparavant.

Ecoutons une passante, Madame Ksush : « Je sortais de chez ma sœur qui n’est pas bien pour acheter 2 pains au chocolat, un pour moi, l’autre pour mélanger avec la pâtée de Canaille, quand j’ai aperçu un individu de race canine qui, toute voile à fond la caisse, est entré en hurlant des insanités dans la galerie d’exposition d’art de peintres et de tableaux, à reniflé partout, comme s’il savait ce qu’il cherchait, a tiré l’échelle qui traînait là dans un coin, l’a escaladée, et a décroché un tableau, un grand-cher, tout plein de traces de canifs suisses dessus. Mon sang n’a fait qu’un tour, je me suis mise à penser en moi-même à ce qu’il fallait faire… et j’ai hurlé de toutes mes forces.

 

« Elle était très grossière, mais bon… »

 

Quand j’ai repris ma respiration pour re-crier encore, parce que je savais pas encore ce qu’il fallait faire et qu’il était pas question que je fasse rien, j’ai vu une jeune mademoiselle qui sortait en criant et en hurlant elle aussi plein d’insanités, que j’ai pu comprendre cette fois-ci. Elle était très grossière, mais bon, je comprends.

Elle a couru et couru, mais un chien, ça va très vite, même avec un tableau dans la gueule. Alors elle s’est arrêtée et elle a pleuré toute seule au milieu de la place. Et puis elle est devenue toute rouge et a mangé son beau foulard. Ca l’a calmé et elle a appelé les forces de l’ordre. Mais ici, c’est un quartier tranquille et on ne veut pas d’histoires »

 

« Elle a fait ce qu’il fallait faire »

 

Cette jeune femme, c’est Sandrine M., la courageuse employée de la Galerie « Aquarelle et Fusain, c’est Bien » (la GAF’B). Bien sur, elle n’a pas rattrapé le chien, et son patron va sans nul doute, lui aussi, crier pas mal d’insanités (on ne sait toujours pas, à l’heure de la mise sous presse de cette édition, si ces insanités seront, oui ou non, compréhensibles). Elle a pourtant, de l’avis unanime des passants de la rue Macheroule de ce tragique lundi, fait ce qu’il fallait faire. Mais écoutons-la :

« J’étais au téléphone avec un copain pour qu’il me rende ma voiture, une simca. Il avait deux jours de retard. Et il était en train d’essayer de m’attendrir en me disant qu’il s’était fait les deux employées de la galerie concurrente, alternativement sur la banquette arrière et en travers du frein à main, ce qui doit faire très mal. J’allais lui dire ma façon de penser, en bref que j’espérai qu’il n’avait rien laissé de dégoûtant dans la voiture, que ça ne me faisait pas vraiment sourire, et que ça ne changeait rien à l’affaire. J’en étais donc là à essayer d’en placer une, déjà un peu rouge, quand j’ai entendu, car j’ai d’abord entendu, un certain volume croissant d’insanités que je supposais grossières. Et puis, il est entré. Un très beau berger malinois... Et moi, j’étais paf ! L’autre au téléphone continuait à m’amadouer en décrivant l’anatomie de la seconde, celle du frein à main, le chien reniflait et moi j’ai regardé l’heure, mais je ne sais pas pourquoi.

C’est quant il a commencé à tirer l’échelle que je me suis dit qu’il était 10.30 et qu’il fallait à tout prix que je recommence à m’intéresser à ce qui se passait autour de moi. J’ai donc branché l’enregistrement téléphonique, car ce que l’autre malhonnête racontait pouvait devenir intéressant dans le contexte féroce du commerce de l’art des tableaux, et je me suis adressé au chien en lui disant « mais enfin, mais enfin, mais enfin !!! ». Ca n’a pas marché …

Il a enfourné le tableau, et après m’avoir jeté un regard inexpressif, il s’est dirigé vers la porte. Là, j’étais de retour, prête au combat. Je me suis donc mis à courir et à courir et à courir. Mais c’était un grand chien malinois. Je râlais très fort ; il aurait pas fait beau être chien et passer à ma portée à ce moment-là.

 

 

« je me suis mise à manger le foulard »

 

J’ai d’abord pleuré, et de pleurer, ça m’a encore plus énervé. Alors, je ne sais pas très bien pourquoi, je me suis mis à manger mon foulard. Heureusement, le tableau ne valait rien (c’était l’œuvre d’un ancien chef scout venu sur le tard à la peinture au canif suisse) et mon patron a rigolé. Et puis, l’autre m’a rendu ma voiture.

Je veux remercier tout le monde car ce n’était pas facile, le téléphone, le chien, le débile et le foulard, et on m’a pourtant soutenue ».

 

Aux dernières nouvelles, il n’ y a pas de nouvelles. Nous menons l’enquête et ne manquerons pas de vous tenir au courant des développements de cette sombre affaire.

 

 

 

Photo : passants de la rue Macheroule.

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25 septembre 2005 7 25 /09 /septembre /2005 00:00

 

De : Jimmy Prokofiev, sub-pol, tr12365/6436/654/6546.32, pr. x. free Belgica, yes-org

A : Merrie, sub-pol aussi, expatr., ctact vital, tr35241343213/6546/654/25

Sujet : Brève synthèse de la situation ici… Enfin, là, quoi !

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A l’église dans le tournant tu t’arrêteras

Et « Germaine », le plus fort que tu peux, tu crieras

Une donzelle alors viendra

Offre lui du Nutella

Et le courrier lui remettra

 (c’est mon adresse de résistant)

 

Ma Merrie,

J’espère que ce courriel te parviendra et que la censure n’interviendra pas ! Car ici, comme tu ne le sais pas, c’est le bordel ! Oui ! Le bordel !

Je te parlais, l’autre jour, au sms, de « hordes barbares »… Le pire nous était alors inconnu, et c’est tout gai tout plein que nous supportâmes le joug oppresseur, trop heureux de survivre ….

Certes, nos campagnes n’étaient pas joyasses, mais bon, quant y faut… Et donc, moi, ton ami Déric, je dus me mettre au champs de patates, le mollusque dans une main, et la bière dans l’autre (ces barbares sont horribles : ils nous forcent à ingurgiter des litrons de karslberg tiède…). Au bout de la 5ème ligne, je mangeais des verres de terre en les prenant pour des chips au fromage, les oranges…

Mais bon, encore bon, les verres de terre, ça peut pas être mauvais, alors je dis bon !

 

Je pense qu’ils mettent des hallucinogènes dans la bière, rien que pour rigoler ! Hier, j’ai discuté un bon quart d’heure avec Françoise Dolto, entre la 8ème et 9ème ligne de patate, des conséquences du pacte honstro-hongrois sur ma calvitie naissante… C’est tout dire ! Elle m’a tout bêtement dit, en guise de conclusion, et en raccrochant son téléphone avant de disparaître dans un petit « pouf », « passe ta route, ou j’t’éclate la rate »… ça a beau être une hallucination, ça m’a mis dans une sacrée rogne ! Les barbares, eux, y rigolaient ! Alors là, j’ai vu rouge, je me suis levé et puis je ne sais plus… Il parait que j’ai réussi à faire 2 pas, à déterrer 5 plants de patates avec les dents, et que je me mettais à les bouffer quant je me suis évanoui… Pfff…

On m’a ramené chez moi et on m’a couché dans mon lit douillet, ce qui est gentil.

Comme tu le vois, c’est pas de la tarte tous les jours … 

Déric

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Copie : adrr à Pol. Gov. Tempus o mori. Tx000025/25/25002, rec dis tcf

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-------SUb PRogr SCinh-----------

-------End///

 

Photo : Barbares surveillant le champs de patates.

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